Lambaréné–Libreville : jusqu’à 15 000 FCFA pour un trajet habituellement à 6 000
2026-08-21 11:22:00
Sur l’axe Lambaréné–Libreville, le prix du transport peut passer de 6 000 à 10 000, voire 15 000 FCFA selon l’affluence et la disponibilité des véhicules. Des pratiques de tarification dénoncées par des usagers, qui appellent à une régulation plus stricte d’un axe pourtant essentiel aux déplacements quotidiens.
Pour de nombreux voyageurs, le trajet entre Lambaréné et Libreville est devenu une véritable loterie tarifaire. Habituellement fixé autour de 6 000 FCFA, le coût du transport peut brusquement grimper à 8 000, 10 000 ou même 15 000 FCFA, selon la demande et le nombre de véhicules disponibles. Sur place, plusieurs témoignages dénoncent le rôle de certains intermédiaires, communément appelés « chargeurs », accusés de négocier les conditions avec les conducteurs avant d’annoncer des prix variables aux passagers. À cette somme peuvent parfois s’ajouter des frais supplémentaires pour les bagages.
« Hier, en venant de Libreville, j’ai payé 6 000 francs au PK8. Aujourd’hui, pour remonter sur Libreville, on me demande 10 000 francs, plus 2 000 francs pour un petit sac à dos », témoigne une passagère. Ces écarts interrogent d’autant plus que le transport constitue une dépense incontournable pour de nombreuses familles. Lorsque les tarifs varient sans grille clairement affichée, les voyageurs se retrouvent souvent contraints d’accepter les prix imposés, faute d’alternative immédiate.
Cette situation pose la question de l’encadrement du transport interurbain et de la protection des usagers. La mise en place d’une tarification officielle, connue et affichée, accompagnée de mécanismes de contrôle et de sanctions en cas d’abus, pourrait contribuer à limiter ces pratiques. Un dispositif permettant aux voyageurs de signaler les dépassements tarifaires renforcerait également la transparence. Sur un axe aussi fréquenté que Lambaréné–Libreville, la régulation des prix apparaît comme un enjeu concret dans la lutte contre la vie chère : les efforts engagés pour améliorer le pouvoir d’achat risquent en effet de perdre de leur portée si le coût du transport continue d’échapper à tout contrôle.