Mouila endeuillée : Six enfants arrachés à la vie dans un incendie
2026-08-18 11:17:00
La nuit du 14 au 15 août a viré au cauchemar à Didjanu, dans le deuxième arrondissement de Mouila. Un incendie d’une violence inouïe a ravagé deux habitations précaires et emporté la vie de six enfants.
Le sinistre serait parti de l’une de deux concessions mitoyennes, construites en matériaux périssables. Dans la première, un bâtiment de trois chambres, dormaient quatre enfants. Dans la seconde, une modeste cabane, trois autres. Sept bambins au total, sous la responsabilité de deux jeunes mères célibataires de 24 ans, Romance et Jacqueline Mboumba, qui vivaient au quotidien sans eau courante ni électricité.
Jacqueline s’était absentée quelques instants pour aller acheter une bougie chez une sœur. C’est durant cette courte absence que le feu se serait déclaré, très vraisemblablement à partir d’une bougie restée allumée chez Romance. En quelques minutes à peine, le brasier a englouti les deux constructions.
Un voisin a réussi à s’introduire dans les flammes pour extirper un enfant vivant. Un geste de bravoure qui a évité un bilan encore plus lourd, mais les six autres occupants n’ont eu aucune chance face à la rapidité de la propagation. Parmi les victimes du côté de Jacqueline Mboumba figurent le jeune Bertin Tonda Moudjiki, 8 ans, G. Elie Eyi Mvé, 6 ans, et la toute petite Princesse Norli Eyang Mvé, âgée d’à peine 18 mois. Les identités des enfants de Romance n’ont pas encore été communiquées.
Ce drame remet en lumière une défaillance qui dure depuis trop longtemps : Mouila n’a toujours pas de caserne de sapeurs-pompiers opérationnelle. Les travaux de construction de la station locale sont à l’arrêt depuis près de deux ans, laissant les habitants livrés à eux-mêmes face au danger du feu. Une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les circonstances exactes du drame.
Six vies fauchées par une bougie et des années d’attente pour une caserne. La population réclame désormais des réponses, et surtout des infrastructures de secours qui ne devraient plus attendre.