National Foot : 200 millions de FCFA manquent encore avant la reprise
2026-08-28 10:28:00
À moins de deux mois du lancement annoncé du championnat national, le football professionnel gabonais reste confronté à plusieurs incertitudes financières et administratives. L’Association des clubs professionnels de football du Gabon réclame le paiement de 200 millions de FCFA de primes ainsi que des clarifications sur les conditions de participation à la nouvelle saison.
Le compte à rebours est lancé avant le coup d’envoi
annoncé du National Foot le 10 octobre prochain. Pourtant, plusieurs clubs
abordent cette échéance dans un contexte d’incertitude. Au cœur des
revendications figure notamment le paiement de 200 millions de FCFA de primes
de classement, des sommes qui concernent quatre formations et qui, selon les
clubs, n’ont toujours pas été réglées alors que la préparation de la nouvelle
saison doit déjà commencer.
Mangasport, Stade Mandji, CF Mounana et Missile FC
sont les principaux concernés par ces « place money » de la saison écoulée.
Pour les dirigeants, ces ressources constituent une partie importante de leur
équilibre financier et de leur capacité à préparer les compétitions. À cela
s’ajoutent d’autres demandes, notamment le paiement d’une tranche de subvention
à l’US Bitam ainsi que le remboursement des frais liés aux visites médicales
des joueurs.
La situation apparaît particulièrement sensible
pour Mangasport. Le champion du Gabon doit non seulement préparer la reprise
nationale, mais également se projeter vers ses échéances continentales. Or,
selon les informations rapportées, les joueurs auraient conditionné leur
reprise des activités au règlement de leurs primes. Une situation qui illustre
la fragilité du fonctionnement financier de certains clubs professionnels.
Les difficultés ne sont cependant pas uniquement
financières. Les clubs attendent également leurs agréments techniques ainsi que
la publication du cahier des charges de la nouvelle saison. À quelques semaines
du début annoncé du championnat, ces éléments sont essentiels pour permettre
aux équipes de connaître les conditions d’éligibilité et d’organiser leur
préparation administrative, sportive et financière.
Au-delà de la crise actuelle, cette situation pose
une question plus profonde sur le modèle économique du football professionnel
gabonais. La professionnalisation d’un championnat suppose une certaine
prévisibilité des ressources et des règles. D’ici au 10 octobre, l’urgence sera
donc de solder les engagements de la saison écoulée et de sécuriser le cadre de
la nouvelle compétition, au risque de voir le National Foot reprendre sous
tension.