Paludisme : l’Afrique accélère la vaccination pour protéger des millions d’enfants



2026-04-29 10:53:00

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’OMS met en avant les avancées majeures de la vaccination en Afrique, où 25 pays ont déjà intégré les vaccins antipaludiques dans leurs programmes de santé infantile.



À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le samedi 25 avril, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) souligne les progrès significatifs réalisés dans la prévention de cette maladie qui demeure l’une des plus meurtrières au monde, notamment en Afrique.

Grâce à l’engagement des États et au soutien de partenaires internationaux, 25 pays africains ont désormais intégré les vaccins antipaludiques dans leurs programmes de vaccination infantile. Chaque année, plus de 10 millions d’enfants bénéficient de cette avancée majeure en matière de santé publique.

Le continent africain reste cependant le plus touché, concentrant à lui seul 94 % des cas mondiaux et 95 % des décès liés au paludisme, selon l’OMS. Face à cette réalité, la vaccination s’impose comme un levier essentiel pour réduire la mortalité, en particulier chez les enfants, principales victimes de la maladie.

Deux vaccins sûrs et efficaces sont actuellement recommandés pour lutter contre le parasite Plasmodium falciparum, responsable des formes les plus graves du paludisme. Leur déploiement progressif à travers le continent marque un tournant dans la stratégie de lutte contre la maladie.

Parmi les pays engagés, plusieurs se distinguent en Afrique centrale, notamment la République démocratique du Congo, le Cameroun, la République centrafricaine et le Tchad. En Afrique de l’Ouest, des États comme le Bénin, le Ghana, le Nigeria ou encore le Burkina Faso ont également franchi le pas. En Afrique australe et de l’Est, des pays tels que le Kenya, le Mozambique ou l’Ouganda participent activement à cette dynamique.

La mise en œuvre de ces programmes varie selon les contextes nationaux. Certains pays ont opté pour une introduction à l’échelle nationale, tandis que d’autres privilégient un déploiement progressif dans des zones prioritaires, avant une extension à l’ensemble du territoire.

Dans un contexte où les enfants restent les plus vulnérables, ces initiatives représentent une avancée décisive vers la réduction durable du fardeau du paludisme. Elles ouvrent également la voie à un renforcement des systèmes de santé et à un avenir plus sain pour les populations africaines.