Réforme de la Fonction publique : L’UPG monte au créneau



2026-08-20 09:49:00

La réforme du Statut général de la Fonction publique n’est plus une simple affaire administrative. Le texte, pensé au départ pour moderniser l’administration, s’est mué en véritable dossier politique et pourrait bien s’imposer comme l’un des sujets les plus chauds de la rentrée gouvernementale.



Après le Front démocratique socialiste (FDS), c’est au tour de l’Union du peuple gabonais (UPG) de se positionner. À l’issue du Conseil de son secrétariat exécutif, le parti a pris position sur cette initiative portée par la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong.

L’UPG dit adhérer aux principes de modernisation, de mérite, de responsabilité et de performance que porte la réforme. Mais la formation politique émet des réserves. Elle met en garde contre la suppression de l’avancement automatique, qui pourrait ouvrir la voie à un système d’appréciation encore mal maîtrisé. Pour l’UPG, l’État doit d’abord garantir les conditions nécessaires pour que les agents publics puissent réellement être performants.

Le parti plaide ainsi pour un changement de cap : passer d’une réforme centrée sur l’avancement des agents à une réforme globale de la performance de l’État. Pour y arriver, l’UPG propose un dialogue autour de l’élaboration d’un Pacte national de modernisation de la Fonction publique, qui réunirait tous les acteurs concernés.

Entre FDS et UPG, les partis politiques s’accordent sur un point : cette réforme n’est plus un simple chantier technique. Elle devient un enjeu de gouvernance que chacun entend désormais peser de tout son poids.