Renseignement gabonais : Jean-Charles Solon au cœur d’interrogations sur ses activités privées
2026-09-10 10:39:00
Après treize années à la tête du Silam, service d’écoute et d’interception rattaché à la présidence gabonaise, Jean-Charles Solon fait l’objet d’interrogations concernant ses activités privées et leurs liens présumés avec l’environnement du renseignement gabonais. Des révélations rapportées par Africa Intelligence évoquent notamment un réseau de sociétés implantées au Gabon et à l’étranger.
Parti du Gabon en juin 2026, quelques mois après avoir quitté ses fonctions, l’ancien agent de la DGSE serait notamment soupçonné d’avoir développé un réseau d’entreprises intervenant dans l’écosystème économique du Silam. Selon l’enquête publiée le 9 septembre 2026, plusieurs structures établies au Gabon, en France, en Suisse, au Maroc et aux Émirats arabes unis sont citées. Parmi elles figureraient ST’Air Technologie, Hyterions et Elyst Consulting, certaines étant présentées comme des intermédiaires ou prestataires dans la fourniture de matériels de sécurité et de services spécialisés. L’enquête évoque également des sociétés dont les dénominations, telles que Milas ou Malis, auraient entretenu une proximité avec celle du service de renseignement.
Les révélations rapportées soulèvent également des questions sur de présumées relations d’affaires avec Noureddin et Jalil Bongo et sur l’existence de structures basées à Dubaï, notamment Argustore et Liwa Nolos Trading, qui auraient été impliquées dans des opérations immobilières ou agricoles au Gabon et au Maroc. Au-delà du cas personnel de Jean-Charles Solon, ces éléments posent surtout la question de la séparation entre les activités privées et les intérêts d’un appareil de renseignement, notamment en matière de marchés, de prestataires et de protection des intérêts de l’État. À ce stade, ces accusations demeurent des éléments rapportés et non des faits judiciairement établis. La présidence gabonaise et les personnes mises en cause n’auraient pas, selon le texte fourni, apporté de réponse publique. Le dossier reste donc à documenter et toute conclusion définitive devra attendre d’éventuelles vérifications ou procédures officielles.