Santé : seuls 40 % des établissements disposent de toilettes propres et adaptés aux PVH



2026-08-20 10:06:00

Un rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF révèle qu’en 2025, seuls 40 % des établissements de santé dans le monde répondaient aux normes minimales d’assainissement. Si l’accès à l’eau et à l’hygiène progresse, le nettoyage des locaux, l’adaptation des sanitaires et la gestion globale de l’environnement hospitalier demeurent des défis majeurs, y compris au Gabon.



Les chiffres dressent le portrait d’un système de santé mondial encore confronté à des insuffisances fondamentales. Selon le rapport couvrant la période 2015-2025, 85 % des établissements disposaient en 2025 d’un approvisionnement en eau de base, 72 % d’un service d’hygiène et 71 % d’un système de gestion des déchets sanitaires. L’assainissement demeure cependant le maillon faible : seuls 40 % des établissements répondaient aux critères d’un service de base. Pourtant, disposer de toilettes ne suffit pas. Les installations doivent être utilisables, accessibles, adaptées aux personnes à mobilité réduite et répondre notamment aux besoins spécifiques des femmes et des filles. À l’échelle mondiale, seule une partie des établissements satisfait à l’ensemble de ces exigences.

Autre signal préoccupant : le nettoyage des structures de santé reste largement insuffisant. En 2025, seulement 59 % des établissements respectaient les normes de base, impliquant à la fois des protocoles de nettoyage et du personnel formé. À l’inverse, 18 % des structures ne remplissaient aucune de ces deux conditions, exposant potentiellement une population estimée à 1,5 milliard de personnes à des environnements de soins insuffisamment sécurisés. Ces lacunes peuvent favoriser la propagation d’infections associées aux soins et représenter un risque particulier pour les patients les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, les nouveau-nés et les jeunes enfants.

Si des progrès ont été enregistrés au cours de la dernière décennie, le rapport de l’OMS et de l’UNICEF rappelle que la qualité des soins ne dépend pas uniquement des médecins, des équipements ou des médicaments. L’environnement dans lequel les patients sont soignés constitue lui aussi un enjeu majeur de santé publique. Pour des pays comme le Gabon, où les questions d’hygiène, d’entretien des structures sanitaires et de qualité de l’accueil hospitalier restent régulièrement soulevées, ce constat mondial résonne comme un appel à renforcer les investissements dans l’eau, l’assainissement, le bio-nettoyage et la formation des personnels. Car soigner dans un environnement propre et sécurisé n’est pas un confort : c’est une condition essentielle pour protéger les patients et prévenir les infections.