Fête de la libération : Autorité, si le 31 août était férié, ça va vous faire quoi ?



2026-08-21 12:46:00

Après les célébrations de la Fête nationale et de la Journée nationale de la Libération, une question mérite d’être posée au plus haut niveau de l’État : pourquoi ne pas faire du 31 août une journée fériée ? Entre les retours des provinces, les longs trajets, la fatigue des festivités et la reprise parfois difficile du travail, cette journée supplémentaire pourrait avoir un effet simple : permettre aux Gabonais de rentrer, de se reposer et de reprendre leurs activités dans de meilleures conditions.



Excellence Monsieur le Président de la République, une question mérite d'être posée, si  le 31 août était déclaré jour férié, qu'est-ce que cela vous ferait réellement ? La question peut paraître légère, mais elle part d'un constat que connaissent de nombreux travailleurs.
Les journées de reprise qui suivent immédiatement les grandes fêtes sont souvent difficiles à gérer. Après les déplacements, les cérémonies et les retrouvailles familiales, reprendre dès le lendemain ne signifie pas toujours retrouver immédiatement son rythme, son énergie et sa pleine disponibilité.

Cette année, la question se pose avec encore plus d'acuité pour ceux qui choisiront de célébrer en province. Pour de nombreux Gabonais vivant à Libreville, les fêtes sont aussi l'occasion de rentrer au village. Il faut prendre la route, parfois parcourir plusieurs centaines de kilomètres, puis revenir dans la capitale. À la fatigue des festivités s'ajoutent alors les contraintes du voyage et les aléas de la circulation. Le retour peut se faire tard dans la journée ou dans la soirée, juste avant la reprise professionnelle. Dans ces conditions, le lendemain devient moins une véritable journée de travail qu'une journée de récupération.

Déclarer le 31 août férié ne serait pourtant pas nécessairement une invitation à prolonger indéfiniment la fête. Ce pourrait être, au contraire, une journée de transition entre les célébrations et le retour à la normale. Une journée pour rentrer en toute sécurité, récupérer après plusieurs jours de déplacement et de festivités. Une journée supplémentaire pourrait également contribuer à réduire la pression sur les voyageurs. Plutôt que de voir des milliers de personnes chercher à rejoindre Libreville dans l'urgence, chacun disposerait d'un temps supplémentaire pour organiser son retour dans de meilleures conditions.

Il faut aussi regarder cette question du point de vue du monde du travail. Un salarié fatigué, encore marqué par un long trajet, n'est pas nécessairement un salarié pleinement opérationnel. La reprise après une grande fête nationale constitue souvent une journée particulière dans les administrations. Les entreprises connaissent elles aussi cette réalité des retours, des retards et des absences. Accorder une journée de récupération pourrait donc permettre une reprise plus sereine le lendemain. L'objectif ne serait pas de travailler moins, mais de reprendre mieux et dans de meilleures dispositions.

Alors, Excellence, si le 31 août était déclaré férié, qu'est-ce que cela vous ferait ? Une journée supplémentaire accordée aux Gabonais après une période exceptionnelle de célébrations nationales. Une journée pour les familles, pour les voyageurs et pour ceux qui auront choisi de rentrer en province. Une journée pour éviter que la route, la fatigue et la reprise immédiate ne deviennent une contrainte supplémentaire. Peut-être surtout un signal simple adressé aux travailleurs : celui d'un État attentif aux réalités du quotidien. Car parfois, une décision apparemment modeste peut avoir beaucoup de sens pour ceux qui la vivent.