Sommet de l’UA 2027 : Gabon, Liberia, Zimbabwe qui va accueillir l’Afrique en 2027



2026-08-28 15:54:00

Le Gabon veut accueillir en 2027 le 9e Sommet de coordination de l’Union africaine avec les communautés économiques régionales. Face à Libreville, le Liberia et le Zimbabwe sont également candidats. Après avoir publiquement sollicité le soutien de Félix Tshisekedi, Brice Clotaire Oligui Nguema semble avoir ouvert une nouvelle phase : celle de la bataille diplomatique.



Trois pays sont désormais officiellement engagés dans la course : le Gabon, le Liberia et le Zimbabwe. Pour accueillir le 9e Sommet de coordination de l’Union africaine avec les communautés économiques régionales, chacun devra convaincre au-delà de ses capacités matérielles. L’Union africaine ayant privilégié la recherche d’un consensus, la décision devrait se jouer au terme d’une série de consultations politiques entre les différentes capitales africaines.

C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre la démarche du président Brice Clotaire Oligui Nguema auprès de son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi. Lors de leur conférence de presse conjointe du 15 août à Libreville, le chef de l’État gabonais a publiquement sollicité l’appui de la République démocratique du Congo. Un geste qui traduit la volonté de Libreville d’élargir progressivement son réseau de soutiens.

Le Gabon dispose néanmoins d’arguments importants dans son dossier. La rénovation du Palais des congrès de la Cité de la Démocratie offre à Libreville une infrastructure capable d’accueillir un événement continental de grande ampleur. La capitale peut également s’appuyer sur son expérience récente dans l’organisation de rencontres africaines, notamment la retraite de haut niveau de l’Union africaine organisée en mai 2026.

L’année 2027 présente par ailleurs une portée symbolique particulière pour Libreville. Elle marquera le cinquantième anniversaire du sommet de l’Organisation de l’unité africaine organisé dans la capitale gabonaise en 1977. Les autorités souhaitent ainsi renouer avec une tradition diplomatique qui avait placé Libreville parmi les villes importantes du dialogue et de la coopération sur le continent africain.

Mais face au Liberia et au Zimbabwe, les infrastructures et le symbole ne suffiront probablement pas. Monrovia peut compter sur ses relais en Afrique de l’Ouest, tandis que Harare bénéficie de son ancrage en Afrique australe. Pour Libreville, le véritable défi sera donc de construire une coalition diplomatique suffisamment large pour faire pencher la balance. En 2027, ce n’est pas seulement un sommet que le Gabon espère accueillir, mais une nouvelle occasion de confirmer son ambition de repositionnement sur la scène africaine.