Gabon–Monaco : La Fondation Prince Albert II se rapproche d’une implantation à Libreville



2026-10-22 12:57:00

Après une première mission exploratoire au Gabon début octobre, le rapprochement entre Libreville et la Fondation Prince Albert II de Monaco franchit une nouvelle étape. La participation d’une délégation gabonaise à la 19ᵉ cérémonie des Prix pour la Santé Planétaire, le 16 octobre en Principauté, relance la perspective d’une implantation permanente de la Fondation dans le pays, avec en ligne de mire la protection de la biodiversité et le financement de projets environnementaux



La dynamique de coopération entre le Gabon et Monaco s’est illustrée lors de cette cérémonie organisée en Principauté, à laquelle a pris part une délégation gabonaise composée de Madeleine Berre, députée et associée du cabinet MEB Consulting & Associates, d’Erik Watremez, associé et directeur général du cabinet ERITEDGE, d’Alain-Claude Kouakoua, président-directeur général du Groupe ACK Gabon, et de Christian Kerangall, représentant du Groupe Sogafric. Les échanges avec le Prince Albert II, en présence de Romain Ciarlet, directeur général de la Fondation, et de Charles Oula Siehe, conseiller spécial Afrique du Prince, témoignent de l’implication de plusieurs acteurs gabonais dans cette démarche. Une séquence qui prolonge les discussions engagées à Libreville quelques jours plus tôt.


Du 5 au 9 octobre, une délégation de la Fondation Prince Albert II de Monaco avait en effet séjourné au Gabon pour examiner les possibilités d’un partenariat renforcé et d’une représentation permanente dans le pays. Reçus le 8 octobre par les ministres Maurice Ntossui Allogo, chargé des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, et Aimé Martial Massamba, en charge de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, ses représentants avaient abordé plusieurs axes de coopération, notamment la préservation des écosystèmes terrestres et marins, la biodiversité et la mobilisation de financements verts. Si le projet d’implantation se précise, ses modalités concrètes restent toutefois à définir.


Pour le Gabon, l’intérêt d’un tel rapprochement réside dans la possibilité de renforcer les moyens consacrés à la protection de son patrimoine naturel. Situé au cœur du bassin du Congo, le pays dispose d’importants écosystèmes forestiers et marins dont la conservation représente un enjeu à la fois environnemental, économique et social. Une présence permanente de la Fondation pourrait faciliter la coordination des initiatives, le développement de partenariats scientifiques et la recherche de financements pour des projets ciblés. Encore faudra-t-il que ces mécanismes se traduisent par des actions durables, adaptées aux priorités nationales et aux besoins des communautés locales.


La perspective d’une implantation à Libreville ouvre ainsi un nouveau chapitre dans la coopération environnementale entre le Gabon et la Principauté de Monaco. Mais au-delà des rencontres institutionnelles et des engagements affichés, l’enjeu sera de transformer ce rapprochement en résultats tangibles : des écosystèmes mieux protégés, des financements pérennes et des retombées concrètes pour les populations. La prochaine étape consistera à préciser les contours de cette représentation et les projets qu’elle pourrait accompagner. C’est à cette capacité de passer de l’ambition diplomatique à l’action sur le terrain que se mesurera la portée de ce partenariat.